Victor Mechanick, singer intemporel

Credit photo: Shelby Duncan

Né des effluves enivrantes de la pop et de l’aura quasi mystique des Beatles, « Singer » est le premier album du chanteur multi-instrumentiste Victor Mechanick, servi dans la fraîcheur d’une production 70’s impeccable sur le label de Caroline de Maigret et Yarol Poupaud, Bonus Track Records.

Après la sortie de deux EP, « Love Is Free » en 2017 puis « Locked In Space » pendant le confinement, ce premier long métrage est un petit bijou de pop feel good comme il en fait bon écouter. 

Nourri à grands coups de Stevie Wonder, Kurt Cobain et autres Paul McCartney, le musicien rencontre Yarol Poupaud en 2018, qu’il va rapidement accompagner sur scène aux claviers. Une collaboration qui ne fera que commencer puisqu’ils travailleront ensemble à l’élaboration du dernier album en date de Yarol, puis de celui de Victor.

Cet album est d’une très belle richesse musicale, joli mélange des influences de son auteur, qui va puiser ça et là chez le Sir Paul quelques influences que l’on peut ressentir dans des morceaux comme Locked In Space, ou le sublime Said Too Much qui saura en faire danser plus d’un.

Les morceaux sont d’une redoutable efficacité, et il est très agréable de se perdre dans ce disque comme dans une ballade dans le temps que des mélodies pop viennent magnifier de la plus belle des couleur, à l’instar de la remarquable balade Seaside qui vous emportera dans un troubillon de splendeur.

S’il est vrai que la pop soit un genre facilement accessible par la simplicité de ses textes ou de sa musique, il convient de noter (et de savourer) la subtilité et la richesse des titres qui composent cet album. Les mélodies sont travaillées, et elles dégagent le doux parfum d’une rose qui aurait été croisée des meilleures essences. 

On ne le répétera jamais assez: plus les influences d’un musicien sont variées, plus ses horizons sont étendus, plus la possibilité pour lui de créer quelque chose d’intéressant est présente. Il apparaît évident que « Singer » est le résultat de ce genre d’approche, en témoignent des titres comme Lily ou Breathe, sur lequel le soleil de Tame Impala semble se lever. 

C’est d’ailleurs peut-être ce qui confère à cet album son atmosphère si intemporelle, si hors des époques et des modes. Comme s’il avait su rassembler le meilleur des décennies passées dans un flacon universel, Victor Mechanick offre à ce disque les ingrédients essentiels qui lui permettent de rester dans la durée, et de s’inscrire dans la tradition de ces albums que l’on oublie pas.

Que dire de plus ? Le temps ne passera pas sur ce diamant pop sublime, qui ravira de son éclat vos oreilles mélophiles. 

Timothée Bigot

Pour le suivre: Facebook, Instagram, Youtube 

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